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samedi 14 février 2015

Histoire des singes

"Là où est ton trésor, là est ton coeur".

N'enfermez pas votre coeur dans un coffre-fort, ne le mettez pas à la caisse d'épargne.

Voici comment les chasseurs capturent les singes.  Le chasseur attache à un arbre, au bout d'une corde, une boîte remplie de noix dans laquelle il a fait un trou.

Attiré par l'odeur des noix, le singe accourt, plonge la main dans la boîte et saisit l'objet de sa convoitise.  Qu'arrive-t-il?  La main pleine de noix ne peut plus ressortir, mais le singe ne renoncera pas à son trésor pour sauver sa liberté.  Le voilà en cage pour toujours...

L'attachement à ce que nous imaginons être "nos biens" nous prive, nous autres humains, tout comme le singe, de notre liberté et de notre bien essentiel.  On ne peut à la fois être obsédé par l'appât du gain et vivre dans l'amour, la paix, la joie.

A partir du moment où nous commençons à entasser, nous faisons comme le singe, nous nous livrons nous-mêmes et des barreaux invisibles nous enferment: ceux de l'égoïsme, de l'injustice, de l'inquiétude.  Nous sommes esclaves au point de nous nuire même sur le plan matériel, tant la peur de "manquer" nous bouche l'horizon.  Je connais des gens qui se sont ruinés par avarice...

Marcelle Auclair

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samedi 7 février 2015

Etre vivant

Quand es-tu le plus vivant?

Lorsque ton coeur se donne aux autres?

Ou lorsqu'il se referme sur toi?

As-tu vu une source jaillir entre deux rochers?  Elle sort de sa prison!  Elle éclate de vie!  Suppose qu'elle refuse de donner son eau: elle est morte!  Tu n'as qu'à regarder l'eau d'une citerne!  Pouah!

As-tu admiré un verger, un bel arbre dont les branches ploient sous le poids des fruits?  Supposons que cet arbre ne veuille plus laisser monter la sève dans ses branches, sous prétexte que tu vas venir lui prendre les fruits qu'il produit...  Pauvre arbre...  Il est mort!

La loi de la vie, C'EST SE DONNER;

DONNER SON EAU, DONNER SON COEUR,

DONNER SON FRUIT, DONNER SA VIE.

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samedi 31 janvier 2015

Aimer, c'est partager

Aimer, ce n'est pas donner, c'est partager.

Le plus grand malheur qui puisse vous arriver, c'est de n'être utile à personne, c'est que votre vie ne serve à rien.

Car tout travail est noblesse lorsqu'on l'accroche à une étoile.  Car tout amour semé, tôt ou tard, fleurira.

Donnez-moi un point d'appui, disait Archimède, et je soulèverai le monde; votre point d'appui, c'est l'amour.  Non point un amour bêlant qui se suffit à pleurer sur le malheur des autres mais un amour combat, un amour révolte contre l'injustice sociale et l'asservissement des pauvres.  Que chacun devienne ainsi un maillon vivant et rayonnant d'une immense chaîne d'amour qui se nouera autour du monde.

Il n'y a pas de bonheur plus pur que de tendre la main, non pour demander, mais pour donner.

La seule vérité, c'est de s'aimer.

Raoul Follereau

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samedi 24 janvier 2015

Manquer d'amour

Toutes les souffrances aiguës ou sourdes, toutes les amertumes, les humiliations, tous les chagrins, les haines, les désespoirs de ce monde, sont une faim inapaisée.  Faim de pain, faim de secours, faim d'amour.

Depuis le petit garçon qui pleure à gros sanglots parce que sa mère énervée l'a frappé sans raison jusqu'au trop vieux grand-père que ses petit-fils oublient maintenant d'embrasser;

Depuis la jeune fille laide qui reste seule dans son coin, jusqu'à l'épouse que son mari ne regarde jamais plus, jusqu'à la femme abandonnée qui se jette dans la Seine;

Depuis l'ami dont l'ami a manqué exprès le rendez-vous, jusqu'au garçon de vingt ans qui meurt seul la nuit dans son lit d'hôpital pendant que l'infirmière boit du café à la cuisine;

Depuis le petit de l'assistance publique, jusqu'à l'homme qu'on va guillotiner,

Tous ont souffert d'un manque, d'une lésinerie d'amour.

Chacun doit avoir droit à un morceau de la vie et du coeur d'un autre, que cet autre lui a refusé.

Chacun avait besoin pour vivre de ce qu'un autre a réservé pour soi, qui lui était inutile et qui s'est gâté faute d'emploi.

Isabelle Rivière

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samedi 17 janvier 2015

3 650 jours d'amitié

Un homme avait un ami qui, le rencontrant un jour, le fixa d'un regard plein de colère et lui jeta une parole si dure qu'elle le blessa au coeur.

Il en resta tout interdit, se demandant: "Que lui ai-je donc dit?  Que lui ai-je donc fait?..."

Un sage arriva qui, le trouvant attristé et soucieux, lui demanda ce qu'il avait.

- Aujourd'hui, lui répondit-il, mon ami s'est fâché contre moi.

- Depuis combien de temps était-il ton ami?

- Cela fait maintenant dix ans que nous étions amis, nous entendant parfaitement.  Tous les jours, il venait me voir et me faisait du bien.  Il n'y a qu'aujourd'hui qu'il s'est irrité contre moi.

- Dix ans, reprit l'autre, cela fait combien de jours?

Il fit le compte et répondit:

- 3 650 jours.

- Retranches-en le jour où il s'est fâché contre toi et tu trouveras qu'il a encore droit de ta part à beaucoup d'amour.

Conte musulman

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samedi 10 janvier 2015

Quatre temps

C'est vrai, l'Ancien a raison: il y a un temps pour toutes choses.

Il y a un temps pour mûrir et un temps pour cueillir,

un temps pour courir et un temps pour souffrir,

un temps pour cajoler et un temps pour sermoner,

un temps pour vendredi et un temps pour dimanche,

un temps pour l'amour et un temps pour la mort,

un temps pour le présent  et un temps pour l'éternité,

un temps pour le soleil et un temps pour la nuit,

un temps pour le bruit et un temps pour le cri,

un temps pour le plaisir et un temps pour le soupir,

un temps pour le festin et un temps pour la colique,

un temps pour l'excès et un temps pour la raison,

un temps de saison,

un temps pour la passion et un temps pour le pardon,

un temps pour la patience et un temps pour le silence.

Il n'y a pas de temps pour la fête puisque la fête est au coeur du temps.  Il suffit simplement de la réveiller à chaque instant.

Extrait de "Fêtes" de Charles Singer

ZZZ-SIGNATURE

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samedi 3 janvier 2015

Le vrai moi

Ma mère souhaiterait qeu je sois plus ordonné, moins brouillon - sans tout ce fouillis à épousseter dans ma chambre - pour qu'elle puisse faire figure de bonne ménagère et notre maison de "foyer modèle".

Mon père aimerait que j'aie de bonnes notes à l'école pour qu'il puisse faire mention de moi à ses collègues de travail et passer pour un père accompli.

Mes grands-parents souhaiteraient que je sois plus jeune pour qu'ils puissent me pouponner.  Ou plus âgé, avec plus d'exploits à mon actif, pour qu'ils puissent se vanter d'être mes grands-parents.

Mon institutrice aimerait que je me tienne tranquille et que je ne pose plus de questions embarrassantes pour être considérée comme un bon pédagogue sans avoir à fournir trop d'efforts.

Mon entraîneur souhaiterait que je sois un bon joueur pour que son équipe soit sûre de gagner.

J'aimerais, moi, qu'ils m'encouragent à bien faire ce que je sais faire.  Je souhaiterais qu'ils cessent de me blâmer d'avoir échoué là où je ne peux faire mieux et qu'ils me laissent essayer autre chose.

Je souhaiterais qu'ils soient là lorsque j'ai besoin d'eux tout en me laissant assez de liberté pour me permettre de découvrir qui je suis, pourquoi je suis ici et où je vais.

J'aimerais être sûr que c'est moi qu'ils aiment.  Le vrai moi.  Et qu'ils m'accepctent tel que je suis en ce moment.

ZZZ-SIGNATURE

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samedi 27 décembre 2014

Il y a du positif en chaque chose!

Il était une fois, dans une contrée lointaine, un roi qui avait un sage conseiller.  Celui-ci avait pour habitude de répéter au souverain:

- Tout ce qui vous arrive est pour votre bien.

Or, il arriva que, lors d'une parade, le roi lâcha malencontreusement son sabre et se trancha un orteil.  Fort contrarié, il se rendit chez son conseiller et lui demanda si cet accident était arrivé pour son bien.  Le sage lui répéta une fois de plus:

- Tout ce qui vous arrive est pour votre bien.

Fou furieux, il considéra ses paroles comme un affront et décida de l'emprisonner pour le punir.

Quelque temps plus tard, le roi partit à la chasse, entouré de sa cour.  La troupe se dispersa assez rapidement dans l'immense forêt si bien que, quand la nuit tomba, le roi se retrouva tout seul et, qui plus est, perdu.  Il eut beau appeler, personne ne répondit.  Il chercha, chercha et chercha encore une issue, en vain.  A bout de force, il finit par apercevoir la lueur d'un feu.

- Sauvé, je suis sauvé! se dit-il.

Il marcha vers la lumière et découvrit une tribu qu'il ne connaissait pas dans son royaume.  Il se présenta comme étant le roi de cette forêt et leur promit une grande récompense s'ils l'aidaient à retrouver son palais.

Mais les choses ne se passèrent pas comme il l'avait prévu.  Les indigènes ne parlaient pas sa langue.  Ils se montrèrent agressifs et le roi comprit vite qu'il était tombé sur une tribu de cannibales dont ses soldats lui avaient déjà mentionné l'existence.  Ils firent les préparatifs pour le manger et, avant de le rôtir, ils le déshabillèrent.  C'est à ce moment-là qu'ils aperçurent son pied mutilé.  Or, comme tout le monde le sait, les cannibales ne dévorent jamais les personnes estropiées.  Ils le relâchèrent finalement, non sans regret tant il leur paraissait appétissant.

Après quelques périples, le roi finit par retrouver son palais.  Il s'empressa d'aller trouver son conseiller et de le libérer:

- C'est vrai, tu avais raison: même cet accident avec mon sabre s'est révélé être pour mon bien.  Mais je doute fort que tu puisses considérer que ces semaines passées en prison ont été pour ton bien!

Ce à quoi le sage répondit:

- Majesté, tout ce qui m'arrive est pour mon bien.  Si je n'avais pas été en prison, je vous aurais accompagné à la chasse.  Je ne vous aurais pas perdu de vue et nous nous serions retrouvés tous les deux chez les cannibales.  Or moi, j'ai encore mes dix orteils...

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jeudi 25 décembre 2014

Homélie du Père Marc à la messe de Noël des malades à l'hôpital St Joseph

Il y a quelques jours, je me demandais ce que je pourrais bien partager avec vous aujourd'hui. Et ... voilà que je vois un jeune homme sortir de la grotte de Bethléem, qui m'interpelle : « C'est vrai que l'équipe pastorale a choisi pour thème de Noël : « La famille dans tous ses états » ? Je lui dis : « Tu es qui, toi ? » - « Moi, c'est Youssef. » - « Ah oui ! Chez nous, c'est Joseph. Il y a même une clinique ... Tu voulais me raconter quelque chose sur la famille ? » - « Et comment ! Si tu savais tout ce qui nous est tombé dessus, dans notre petite famille ! » - « Vas-y, raconte. »

« Comme je suis menuisier à Nazareth, on m'avait demandé de faire un coffrage au puits du village. Donc, je suis allé prendre quelques mesures,mais ... j'ai failli me tromper dans mes calculs car justement une jeune fille venait puiser de l'eau. Elle me dit : « Comment tu t'appelles ? » - « Youssef. » - « Et moi, c'est Myriam. » Ça n'a l'air de rien, mais je ne sais pas pourquoi, elle a dit ça d'une telle façon que j'en étais tout remué. Oui, tu as bien compris : c'était le coup de foudre ! C'est la première fois que ça m'arrivait : j'étais amoureux !

Par la suite, je m'arrangeais toujours pour venir travailler à l'heure où elle venait chercher de l'eau ... C'était une fille simple et droite, elle me parlait de Dieu comme d'une évidence ; moi, je lui parlais de mon métier ... On a fait des projets, c'est décidé : on allait se marier. Tu penses bien que nos parents étaient aux anges !

Un jour, d'un air un peu détaché, elle me dit qu'elle devait aller chez sa vieille cousine Elisabeth, qui attendait famille. Comment avait-elle appris ça ? Le gsm n'existait pas encore ! Et puis, Elisabeth elle est vieille : avoir un bébé, à son âge ! Je trouvais ça bien mystérieux, mais attends : question mystère, j'allais être servi ! Ça ne faisait que commencer. Mais bon, si la cousine avait besoin d'un coup de main, ok. Mais quand même : trois mois d'absence quand on est amoureux, c'est un peu long.

Quand elle est revenue, toute joyeuse elle me dit : « Ça y est, c'est un garçon ! On l'a appelé Jean. » Très bien, mais ... je sentais qu'il y avait autre chose. Pendant plusieurs jours, je ne voulais pas y croire, mais il a bien fallu me rendre à l'évidence, et pour moi ce fut un choc terrible : ma fiancée était enceinte. Je ne te dis pas quel drame intérieur ce fut pour moi à partir de ce moment-là. Surtout que, comme c'est la coutume chez nous les Hébreux, c'était le moment où moi, le fiancé, j'allais emmener ma fiancée dans ma maison. Est-ce que notre alliance allait voler en éclats avant même d'avoir été conclue ?

Mets-toi à ma place : j'étais convaincu qu'elle était innocente, et je me demandais qui avait bien pu porter la main sur le trésor que Dieu m'avait donné. J'aurais pu lui demander, mais ç'aurait été un manque de confiance en elle, une brèche dans notre amour mutuel.

Et elle, elle ne disait rien. Un mot de sa part aurait tout arrangé. Non, elle se taisait. (Plus tard, j'ai compris que le Seigneur ne lui avait pas demandé de parler, mais de ruminer la Parole dans son cœur et de la laisser mûrir dans son corps.) Dur, ce silence.

Moi, j'étais seul, avec le poids du soupçon. Si on l'apprenait, je voyais déjà un grand titre à la une de Galilée-Match : « Elle en aimait un autre ! » Quelle honte dans nos deux familles ...

Oui, j'étais seul avec mon problème, je ne pouvais en parler à personne. Vous, en 2014, vous avez de la chance : vous pouvez toujours demander conseil à un prêtre, vous confier à un couple qui a aussi connu des épreuves du genre. Et puis, vous avez un pape, François, qui a l'air de savoir ce qu'il faut dire, et avec quelle tendresse, à des gens qui ont des problèmes de couple. Moi, tu penses bien que je n'allais pas trouver un pharisien ou un docteur de la Loi ! Il m'aurait dit : « La loi, c'est la loi : une femme, mariée ou promise en mariage, qui est adultère, il faut la tuer à coups de pierre. » Moi, faire du mal à Marie ? Jamais !

Oh, je sais bien qu'à ton époque, au 21e siècle, certains n'auraient pas hésité une seconde à trancher le fil de cette vie même pas encore née. Mais moi, j'ai trop de respect pour la vie, et j'ai toujours appris qu'on ne se trompe jamais en choisissant la vie.

Je n'en dormais plus. Fallait-il transgresser la loi de mes pères ? Ou transgresser la loi d'amour qui me liait à ma fiancée ? Finalement, où était Dieu là-dedans ? De quel côté ? Je voulais rester fidèle à l'Alliance de mes ancêtres ... sans savoir que c'est une Nouvelle Alliance qui était en train de naître dans ma bien-aimée.

C'est pourquoi (il n'y avait pas 36 solutions), pour ne pas faire de scandale, j'ai pris la décision douloureuse de la détacher de ma vie sans tapage, discrètement, comme une barque qu'on éloigne du rivage. Il fallait que je lui annonce ma décision. Là, je me suis mis à prier, comme je ne l'ai jamais fait auparavant ! Mais je peux t'assurer que la prière, c'est un terrible combat, peuplé de cauchemars, de révoltes ...

Alors ... je ne sais pas ce qui s'est passé : la nuit qui a précédé le moment où j'allais dire à Marie qu'on devait se séparer, subitement une grande paix est venu habiter mon cœur, et il me semblait entendre une voix qui me disait : « N'aie pas peur, Joseph : accueille, comme une bonne nouvelle, cette histoire sainte qui commence là : tu en écriras toi-même les premières lignes. Bientôt, tu verras le visage de cette Bonne Nouvelle. »

Quand je me suis réveillé, j'ai compris qu'il ne fallait pas chercher à comprendre. Finalement, c'est moi qui ai détaché ma barque et me suis éloigné de ce rivage où nous, les hommes, nous essayons toujours de tout saisir avec notre tête.

Tu comprends que, depuis lors, j'essaie d'accepter tout ce qui nous tombe dessus dans cette aventure. Je crois vraiment que Dieu est à l’œuvre, mais ce n'est pas évident tous les jours. Regarde ce qui vient de nous arriver ! Alors que ma femme était à quelques jours de l'accouchement, on a été obligé de se taper 120 km, de Nazareth jusqu'ici, dans ce bled qui, paraît-il, est la terre de mes ancêtres, simplement pour aller mettre une signature sur le registre de la Maison Communale. Et le comble : on arrive ici, et il n'y a plus de place nulle part, même pas à l'auberge de jeunesse ! Et ça parce qu'il y a un type, César, qui se prend pour le gendarme du monde et qui fait un recensementpour savoir combien de gens il tient sous sa coupe.

Heureusement, avant que tu arrives, on a eu une drôle de visite. En cherchant un endroit où Marie et moi on pourrait s'arrêter, on avait vu de loin un troupeau de moutons avec des bergers. Eh bien surprise ! Ils sont arrivés, et nous ont raconté que des anges leur avaient dit de venir voir notre bébé ! Incroyable, non ? Les braves gens, ils nous ont même apporté un agneau, comme pour nous dire que c'était déjà l'Agneau pascal.

Très émus, ils sont venus auprès de Marie. Alors, tous ensemble, on a regardé le bébé qui dormait dans cette vieille caisse à oranges que j'avais ramassée sur la décharge de Bethléem. Et j'ai vu qu'ils étaient tout émerveillés et qu'ils priaient. Alors, je me suis mis à prier avec eux devant ce nourrisson à qui je devrais un jour, avec Marie, apprendre à parler, à marcher, à prier, à raboter des planches ... On était vraiment une famille dans tous ses états, mais je sentais que ça allait être une merveilleuse aventure.

Tu vois, me dit Joseph, ce qu'on a vécu là, c'est un drame d'amour. Toi qui es prêtre, avec ton équipe, vous qui rencontrez des couples, des maris, des épouses de tout âge, vous devez absolument leur dire que l'amour, oui, c'est parfois un drame. Mais s'ils veulent bien l'accepter, alors ils pourront vivre aussi une merveilleuse renaissance de leur amour. »

Et c'est comme ça que, n'ayant plus de questions à poser à Joseph, moi aussi, avec Marie et les bergers, je me suis mis à contempler le bébé. Et, je ne sais pas pourquoi, en voyant cette étonnante mangeoire où il était couché - vous savez quoi ? - je pensais à une patène et à une hostie ...

 

J'avais envie de partager ceci avec vous en ce jour de Noël!

Joyeux Noël à toutes et à tous!

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samedi 20 décembre 2014

Oser être soi

Tang était un petit ouvrier dans un royaume d'Orient.  Il travaillait le cuivre et fabriquait de magnifiques ustensiles qu'il vendait sur le marché.  Il était heureux de vivre et avait une bonne estime de lui-même.  Il n'attendait plus que de trouver la femme de sa vie.

Un jour, un envoyé du roi vint annoncer que celui-ci désirait marier sa fille au jeune homme du royaume qui aurait la meilleure estime de lui-même.  Au jour dit, Tang se rendit au château et il se trouva au milieu de plusieurs centaines de jeunes prétendants.

Le roi les regarda tous et demanda à son chambellan de remettre à chacun cinq graines de fleurs, puis il les pria de revenir au printemps avec un pot de fleurs issues des graines qu'il leur avait fait remettre.

Tang planta les graines, en prit grand soin, mais rien ne se produisit, pas de pousse, pas de fleurs.  A la date convenue, Tang prit son pot sans fleur et partit pour le château.  Des centaines d'autres prétendants portaient des pots remplis de fleurs magnifiques et ils se moquaient de Tang et de son pot de terre sans fleurs.

Alors le roi demanda à ce que chacun passe devant lui pour lui présenter son pot.  Tang arriva, un peu intimidé devant le roi: "Aucune des graines n'a germé votre majesté", dit-il.  Le roi lui répondit: "Tang, reste ici auprès de moi!".

Quand tous les prétendants eurent défilé, le roi les renvoya tous, sauf Tang.  Il annonça à tout le royaume que Tang et sa fille se marieraient l'été prochain.  Ce fut une fête extraordinaire!  Tang et la princesse devenaient toujours plus amoureux l'un de l'autre.  Ils vivaient très heureux.

Un jour, Tang demandan au roi, son beau-père: "Majesté, comment se fait-il que vous m'ayez choisi pour gendre alors que mes graines n'avaient pas fleuri?".  "Parce qu'elles ne pouvaient pas fleurir, je les avais fait bouillir durant toute une nuit!  Ainsi, tu étais le seul à avoir assez d'estime de toi-même et des autres pour être honnête!  C'était un tel homme que je voulais pour gendre!".

ZZZ-SIGNATURE

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